
Lorsque l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme “un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité” elle réintègre aux paradigmes de la santé les notions de bien-être et de qualité de vie, y incluant notamment la dimension spirituelle. Aujourd’hui, la spiritualité n’est plus pensée comme affiliée nécessairement à une religion mais plutôt comme une activité de l’esprit en quête de sens de l’existence. Elle implique des manières de se comporter dans la vie quotidienne qui influent sur la santé, faisant de cette dimension un facteur social associé à la santé.
Les croyances spirituelles participent ainsi à l’individualité de la personne qui se présente pour des soins. Pour autant, le système de santé publique français se veut laïque. Il est porteur des valeurs de la République Française incluant la liberté de conscience, l’égalité des citoyens, la neutralité de l’État vis-à-vis des religions et de toute forme de spiritualité. Comment alors prendre en charge des patients singuliers, guidés par des croyances, des valeurs, des traditions, dans un système marqué par la neutralité et la laïcisation des soins ?

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