
Lorsque l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme “un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité” elle réintègre aux paradigmes de la santé les notions de bien-être et de qualité de vie, ainsi que leur influence sur l’état de santé et les capacités de rétablissement. En 2012, l’OMS établit les critères d'évaluation de la qualité de vie des populations à travers le monde et y inclut la dimension spirituelle.
Aujourd’hui, la spiritualité n’est plus pensée comme affiliée nécessairement à une religion mais plutôt comme une activité de l’esprit en quête de sens de l’existence. La spiritualité implique des manières de se comporter dans la vie quotidienne qui influent sur la santé, faisant de la spiritualité un facteur social associé à la santé.
Les croyances spirituelles participent à l’individualité de la personne qui se présente pour des soins. Pour autant, le système de santé public français se veut laïque. Il est porteur des valeurs de la République Française incluant la liberté de conscience, l’égalité des citoyens, la neutralité de l’État vis-à-vis des religions et de toute forme de spiritualité.
Comment alors prendre en charge des patients singuliers, guidés par des croyances, des valeurs, des traditions, dans un système marqué par la neutralité et la laïcisation des soins ?
Retrouvez nos doc’éthiques consacrées à la souffrance des soignants, à la contraception masculine, aux déserts médicaux, à la e-santé, à la stérilisation volontaire féminine, à l'information en santé, au juste soin, à la santé mentale des mineurs ou encore aux aidants dans la page dédiée