Lieu et horaires
Théâtre Municipal
8, place des Reines de Pologne
58000 Nevers
De 08h30 à 17h00
Descriptif
Il est aujourd’hui admis que le travail, s’il est un vecteur d’accomplissement personnel, peut également être le terrain d’une souffrance spécifique. Burn-out, stress, souffrance éthique, harcèlement, ces notions relayées médiatiquement nous deviennent familières. Les consultants s’en saisissent pour identifier leur mal-être. Mais nous n’avons souvent qu’une compréhension très approximative de ces phénomènes, de leurs causes et des logiques psychiques qu’ils recouvrent. Discerner l’expression de fragilités individuelles de la résultante pure d’organisations du travail nuisibles est malaisé. Nous pouvons par ailleurs être troublés par un usage abusif de certains concepts : ainsi désigner des soi-disant harceleurs et autres pervers narcissiques peut opportunément exonérer des organisations du travail délétères.
Dans le même temps, nous assistons à une revendication accrue de concilier vie professionnelle et équilibre personnel. Néanmoins, le développement de certaines pratiques visant à promouvoir la « Qualité de Vie au travail » peut être vécu par ses bénéficiaires comme relevant d’une simple préoccupation de façade.
La psychodynamique du travail nous apprend que le travail constitue une composante centrale de l’existence humaine : il est le terreau de la culture et de la civilisation, du « vivre ensemble ». La souffrance des chômeurs ou des personnes handicapées en difficulté d’accès à l’emploi témoigne en négatif de la dimension de reconnaissance, d’intégration et de réalisation personnelle que permet le travail.
Dans notre monde moderne où la « valeur travail » est devenue centrale, le chômage expose à un risque de perte d’humanité. Par ailleurs, le déficit de sens personnel et de reconnaissance induit par certaines logiques managériales confronte nécessairement les sujets à des souffrances existentielles.
Pour les professionnels susceptibles de recevoir des personnes en souffrance au travail -ou par exclusion du travail- il apparaît comme un enjeu éthique majeur d’avoir des repères cliniques solides dans la compréhension de ces phénomènes et pathologies, aussi bien pour les personnes que nous accompagnons que pour l’appréhension de notre propre rapport au travail.
A l’occasion de ce colloque, nous aborderons ces questions de façon pluridisciplinaire : juridique, clinique et philosophique.
Pour en savoir plus et vous inscrire, merci d'écrire à chpl.comite.ethique@ght58.fr